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LE PROJET

Le projet du jour tel qu’il apparaît sur l’agenda : « Soulor-Aubisque-Ferrières » en VTT

Physique : 1 – Technique 2

Observations de l’encadrant :

Navette de voiture pour jusqu’aux col du Soulor puis de l’Aubisque (ou rude montée essentiellement sur route pour les amateurs…). Descente facile sur une piste en balcon, avec de splendides vues sur le cirque du Litor.
Sortie accessible aux vététistes de faible niveau technique moyennant 3 ou 4 brefs passages à pied que les plus expérimentés franchiront aisément à vélo.

Mais là où ça se corse…

Dénivelée : 133052m ….

Le décor est planté… Mais qu’a fait la GO ? S’est-elle plantée sur son clavier ou est-elle sérieuse ?

Ça sent donc vraiment la fin de saison au regard de la dénivelée annoncée …. Tout le monde est en très grande forme et aime le VTT, ça on le savait. Mais tout le monde sait aussi que quand on aime, on ne compte pas; mais à ce point là, si on ne compte pas, on va vraiment se dépenser… Même Laurent Jalabert, qui ne participait pas à la sortie,  s’est permis un commentaire – lol – sur le sujet dans l’agenda….

Bug informatique ? Non, l’agenda est déjà très complet en terme de traitement de l’information, mais n’ intègre pas encore de coefficient multiplicateur pour les données chiffrées…

Le village de Ferrières, point de départ du périple, transformé en Cap Canaveral des Pyrénées pour le lancement de fusées stratosphériques ou en point de lâcher de ballons-sondes pour Météo France ?
Que nenni : arrivé en premier sur place, je peux confirmer que le village ne s’est pas transformé en centre spatial.

Le VTTAE attaché sur mon porte-vélo s’est-il transformé en fusée ? Non plus, malheureusement…

Car la veille au soir, notre GO du jour m’annonce : on peut monter au Soulor depuis Ferrières en évitant la route à condition d’avoir de très grosses cuisses, ou un VTT électrique, ou les deux… et m’envoie le topo d’un tracé qui suit grosso modo l’Ouzoum et débouche apparemment à la cabane de Cure Perdrix. Mais attention, le topo mentionne du portage pour rejoindre Arbéost… S’il faut vraiment porter, ça risque d’être galère avec un VTT électrique, mais pour l’avoir fait en descente, je pense que ça doit plutôt être du poussage. Qui vivra verra !

Après ce message « subliminal » de prudence et d’invitation taquine au dépassement de soi – un VTTAE pèse un peu plus de 23 kg et quand on le porte, ça se sent -,  je me dis que la nuit portera conseil et qu’on avisera donc demain au point de rendez-vous pour les sections à portage ou poussage…mais sans péage, si ce n’est de sa personne pour l’ascension.

Quant à la dénivelée annoncée, je confirme : il s’agit bien d’une erreur de saisie.

L’heure fatidique du choix est arrivée : Ghislaine et Dédé arrivent pile au dixième coup des cloches de l’église de Ferrières…

 UN DEPART EN SOLO OU EN DUO ?

Ce sera un départ à 2 étages pour les fusées mais sans navette : départ de Ferrières pour moi et ma fusée électrique, et départ d’Arbéost pour les fusées musculaires… qui s’autorisent quand même une petite navette. Point de rendez-vous : le Col du Soulor.

Randonnée solitaire donc pour moi qui commence le long du lit de l’Ouzoum avec un départ humide et boueux sur 2 km. Puis survient la première difficulté du jour  avec 170 m de dénivelée pour atteindre Arbéost : le terrain est sec et pas trop caillouteux. Je me lance donc en mode turbo avec mon VTTAE et j’y arrive presque. Trois petit poussages dûs en partie à un manque d’anticipation dans le choix du développement, mais pas de portage : la GO a été honnête pour cette première difficulté.
Reprise de mon souffle dans la traversée – trop courte – d’Arbéost et refroidissement du moteur avant d’attaquer la deuxième difficulté du jour à la sortie du village : un chemin creux raide, caillouteux et bordé d’orties… Poussage obligatoire sur 100 m avant de remonter sur mon deux-roues électrique en shuntant le balisage VTT du circuit n°5 par une large piste, ce qui m’évite un poussage ou plus probablement un portage compte tenu de la raideur de la pente…
Petit passage dans un pré pas trop raide mais piétiné par les vaches qui m’oblige à un nouveau poussage court et ce sera la fin de la partie piétonne du parcours.

Suit une piste très roulante alternant montées et descentes au milieu de belles granges et d’estives d’un vert profond avec une vue magnifique sur le cirque du Litor et les Gabizos pour déboucher au Pas de Tartas qui ressemblerait presque au désert des Tartares, une pelle mécanique étant en plein travail pour aménager un plateau où toute végétation a disparu…
Direction les granges de Cure-Perdrix par une piste parfois très raide pour rejoindre la route du Soulor à un peu moins de 4 km du col éponyme. Un quart d’heure plus tard, arrivée au Col du Soulor et retrouvailles avec Ghislaine et Dédé pour la suite du programme : le Col de l’Aubisque.

Un peu réfractaire au départ à rouler sur le bitume, Ghislaine m’ayant convaincu que la route était sympathique, je profite donc pleinement du panorama et cette ascension est moins fastidieuse que je ne le pensais, permettant même de faire un brin de causette.

 

LA DESCENTE ENFIN…EN TRIO

 

Arrivée du trio au col de l’Aubisque – une première pour moi en vélo – installation de la caméra pour filmer la dernière partie du programme de la sortie facile avec au choix : 1300 m de dénivelée ou montée en navette – à vous de choisir la difficulté ou la facilité… et donc autant de descente.
Belle piste large pour démarrer la descente sous le soum de Grüm suivie d’une petite remontée vers la Crête de Laudège et descente version « Secouez-moi, secouez-moi… » sur le col de la Houcette où les estomacs crient famine. Le temps est donc venu de la pause déjeuner bien méritée.

Soleil, ciel bleu, pas un nuage à l’horizon sauf un nuage de particules fines très dense au fin fond d’une vallée reculée des Hautes-Pyrénées où sévit toujours l’écobuage depuis des temps immémoriaux…. Brûlez les fougères-aigles, elles repousseront encore plus vite….et ne nourriront de toute manière jamais le bétail.

Le soleil commençant à décliner, le groupe se remet en selle pour poursuivre par une belle descente version « montagnes russes » qui se passent bien si on lâche les chevaux dans les parties descendantes sans difficulté avec une alternance de tapis de feuilles mortes, 2 ou 3 courts passages humides, quelques cailloux par ci par là, sous-bois, estimes envahies de fougères,…pour déboucher après 600 m de dénivelée sur la route avec quelques gravillons qui nous ramène à Ferrières sans encombre.
Fin de la balade par une petite navette pour aller récupérer le véhicule des fusées musculaires… et rejoindre la bar « à l’ancienne » d’Arthez-d’Asson pour le traditionnel et bienvenu pot de l’amitié.

Au final 1450 m de dénivelée et 38 km parcourus pour une superbe journée de VTT facile (avec navette)
La GO du jour : Ghislaine
Les participants « valeureux » du jour : Dédé et Michel

La trace du jour :