Speedy Gonzalez : le retour…

Sous la houlette de Stéphane qui encadre cette sortie conjointement avec moi, on commence par un petit briefing qui nous met dans l’ambiance du jour : ce ne sera pas 1450 m comme annoncé mais 1700m et pour la distance 16 km. une bonne surprise : allègement des sacs – pas de crampons sauf pour les encadrants et pas de casque, car aucune langue de neige n’est en vue sur le versant Nord que nous allons gravir. Mais on garde le piolet qui peut s’avérer utile dans les pentes raides en gispet…
Calculé sans topo et sans trace sur carte, j’ai été un peu optimiste sur le dénivelée.
Départ tambour battant en direction du Tuc d’Auribareille, destination bien connue des skieurs de randonnée…
Le premier replat est atteint : le groupe transpire bien, quelques allusions prudentes sur le rythme de la montée… au premier arrêt de la sortie du jour. Stéphane : on ne va pas trop vite, on fait du 500 m/h…Ça fait 35 mn qu’on est parti.
Mon palpitant et mes jambes me disent que le compte n’y est pas…Je sors donc le juge de paix, en l’occurrence le smartphone avec Oruxmaps, et la sentence tombe : 22mn 09 s pour 294 m de dénivelée, ce qui nous fait du 800 m/h…plus conforme au ressenti de la troupe.

 

Rythme de croisière…pour 5 sommets

La petite pause permet à tout le groupe de se requinquer et on repart à un rythme normal naviguant à vue entre pierriers et manteau de rhododendrons avec une absence totale de névé jusqu’au col sous le Tuc.
Petit panorama : le Vignemale joue à cache-cache avec les cumulus, belle vue sur les vallées de Gaube et du Marcadau,…
Nous voilà repartis pour le premier sommet du jour : le Soum de Porcabarra 2282m avec une belle crête rocheuse et des pins à crochet qui nous font faire un peu de gymkhana. Vue plongeante sur le plateau du Cayan au Sud et le vallon du Cambasque complètement bouché par des nuages au Nord, repérage de lignes de descente pour l’hiver prochain,…
Ces nuages, non prévus au programme, nous conduisent à envisager l’amputation de la sortie de la partie finale exposée de l’ascension du Tuc Arrouy et du Pic de Courounalas.

Descente du Porcabarra en mode prudence – pentes en gispet raides par endroit et exposées, qui ne laissent aucun droit à l’erreur, mais l’herbe est sèche et les piolets ne sont pas sortis.
Devant nous à peine visible à cause du brouillard, le premier ressaut de la crête qui conduit au Pic de Leytegouse 2326m et nous plonge dans une ambiance quasi écossaise qui ne nous quittera plus.
Arrivée au sommet en flirtant toujours avec les nuages qui compliquent un peu la perception de l’itinéraire de descente.
Bascule en versant Sud pour retrouver des sentes d’isards et brebis, puis un sentier en crête qui nous amène au Soum de la Yègue 2295m – sommet bien connu aussi des skieurs de randonnée. La vue sur le couloir Nord-Ouest est malheureusement bouchée…

Poursuite de la randonnée par une succession de petits ressauts qui conduisent au Pic de Nets : une pause déjeuner bien méritée, réclamée par une partie du groupe, se fera derrière le petit mamelon de la côte 2404 pour s’abriter de la petite brise persistante qui nous vient du Nord et nous amène ces satanés nuages.
Une tête émerge soudain du brouillard : l’imagination débordante d’un encadrant  voit la silhouette  pétrifiée du monstre du Loch Nets pour faire un pied de nez écossais à ces touristes intrépides qui osent s’aventurer sur ses terres… A quand l’appel des sirènes ? Ce sera sans doute pour plus tard…
Mais l’heure tourne, les nuages passent : la décision est prise d’arrêter notre périple écossais au col de la Haugade après avoir franchi les deux derniers sommets du jour : le Pic de Nets 2428m affublés de 2 beaux cairns qui dominent le monstre du Loch du versant Nord et le Soum de la Héougade 2419m, bizarrement nommé car ici, point de fougère comme pourrait laisser penser la toponymie du lieu qui signifie « la fougeraie »….

Col de la Haugade : l’heure du choix…

Malgré l’optimisme météorologique débordant de Stéphane, Tuc Arrouy dans les brumes et Courounalas invisible : ce sera donc un plongeon sur le Lac d’Ilhéou et ses eaux bleues. Ouf ! On échappe aux 250 m supplémentaires de dénivelée annoncés…
Des pierres, rien que des pierres jusqu’au lac. Là, notre naïade du jour pique une tête dans les eaux -chaudes pour elle- mais froides pour le reste du groupe qui ne cèdera pas à l’appel des sirènes…
Regroupement au pied du refuge éponyme et retour à la civilisation avant la descente finale par l’Escale d’Ilhéou sur le GR peu emprunté au profit de la piste par la majorité des promeneurs : choix surprenant…alors que le GR est bien balisé et dans état convenable.

L’heure du bilan…

Au final, 1270 m de dénivelée pour un peu moins de 13 km parcourus en grande partie dans les nuages et 5 sommets gravis sur un beau parcours de crête. La sortie se termine comme d’habitude par le pot de l’amitié à Argelès-Gazost. Concernant la cotation 3-3, elle est conforme pour l’itinéraire décrit, mais on en rajoutant le Tuc Arrouy et le Pic de Courounalas, ce serait sans doute du 4-4.

Le score du match Pau-Lourdes : 5-1

Les GO du jour : Stéphane et Michel
Les participant(e)s du jour : Christine, Graziella, Bruno et Dominique.
La trace du jour : https://www.visugpx.com/e5NaRNq6RF

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