Toujours une histoire de météo…

Météociel étant toujours aussi peu optimiste pour la montagne en ce qui concerne les précipitations, et fort de l’expérience de samedi dernier, nous sommes retournés dans la plaine chercher soleil et ciel bleu avec un projet : la boucle des côteaux de Saint-Lézer…

La sortie…avec un départ sympa

Départ du parking de l’église pour rejoindre le chemin de crête qui traverse une magnifique forêt de chênes et de châtaigniers. Jusque là tout va bien : terrain un peu humide, mais avec ce qui est tombé cette semaine, c’est normal.

Au débouché de la forêt, vue presque dégagée sur la chaîne pyrénéenne bien encombrée de nuages vers la frontière. Au-dessus de nos têtes, ciel bleu et soleil dominent mais une chaleur moite nous entoure.
La descente sur le ruisseau de La Barmale débute bien : terrain presque sec mais ça ne dure qu’un temps car le passage de véhicules a creusé des ornières qui canalisent bien les eaux de ruissellement qui devraient s’écouler normalement dans le ruisseau à proximité et nous pataugeons dans la boue….

Massacre aux engins de débardage….

Poursuite de la boucle avec la traversée du pont sur la Barmale ; et là, le chemin disparaît pour céder la place à un immense espace boueux… avec de belles et profondes empreintes non pas de sangliers, cervidés ou autres quadrupèdes, mais d’engins de débardage accompagnées de moults avertissements sur le danger de ces bêtes fauves.
Qu’à cela ne tienne, on va contourner la zone marécageuse version forêt amazonienne en prenant la route pour rejoindre le GR sur la ligne de crête.
La première vision du GR : d’énormes tas de bois non effeuillés, un tas de vieux pneus, des traces d’engins dans tous les sens, et de la boue…et une voiture de l’entreprise Forestcorte, responsable de ce massacre avec un slogan anglophone Forestry and biomass…but not eco-responsable- ça c’est moi qui le rajoute.
Sur 1500 m, toujours le même spectacle de désolation : des tas de bois, des panneaux d’avertissement du danger, de la boue et des traces d’engins….

Là ou les engins passent, la forêt trépasse et le randonneur passe son chemin…

On parle de déforestation en Amazonie, en Indonésie, mais en France, on ne fait pas mieux….

Une fin heureuse…

Heureusement, tout a une fin et on retrouve au bout de cette zone de combat , le GR non défiguré pour la descente sur Saint-Lézer et la raide remontée sur l’église.

Au final, une météo agréable, une boucle de 12 km et 250 m de dénivelée dans des conditions dantesques pour la seconde moitié de l’itinéraire.

Le mot de la fin donc comme dans la Guerre des boutons : « si j’aurais su, j’aurais pas venu… »

La participante du jour : Annie

Le GO du jour : Michel

La trace du jour : https://www.visugpx.com/HljuXFfgOF