Cette sortie aurait pu s’intituler : je prends et je jette…

Petit retour pour comprendre: un participant qui restera anonyme s’inscrit à cette sortie et sa participation est validée. Jusque là tout va bien ; mais la veille de la sortie, ce dernier annule sa participation d’un vénal clic de souris…sans autre explication pour l’encadrant que le message automatique généré par le module agenda.
Une rapide lecture de l’agenda des sorties me permet de le voir inscrit dans une autre sortie le même jour….Un petit message relatant les règles de savoir-vivre au sein du club est donc envoyé à l’intéressé qui s’excuse quand même…avec une explication qui n’excuse en rien un comportement purement consumériste.
Pour la seconde fois cette année, l’esbagat, qui donne de son temps à titre bénévole, est frappé par le syndrome CSG – Consumérisme Sans Gêne – après avoir été frappé déjà de plein fouet en début d’année par l’augmentation de le CSG.  Cette pratique est rare au club mais, n’ayant pas été le seul encadrant à la constater, je rappelle pour cette minorité mal-agissante que l’agenda n’est pas un supermarché où on fait ses emplettes au gré de son humeur…ou des économies à réaliser…..ou une succursale de Facebook remplie d’amis virtuels. Ici les encadrants sont bien réels, comme les sorties, et à défaut de clics mûrement réfléchis, les encadrants risquent de prendre leurs cliques et leurs claques pour  sortir à l’avenir de plus en plus entre amis, bien réels, eux.
Imaginez un instant qu’un encadrant pratique en sens inverse et annule une inscription validée la veille de la sortie pour prendre un copain ou une copine en remplacement du participant évincé….Je vous laisse deviner ce qu’on dirait de l’encadrant dans les coulisses.

Après ce petit coup de gueule, revenons à l’appel des Conques.

Enneigement continu à partir de 1000 m annonce le BERA du jour. Je pars donc confiant du Chiroulet, skis aux pieds sur une neige très froide ;  les sapins sont revêtus d’un superbe manteau blanc et du givre de surface pointe timidement quelques aiguilles étincelantes en bordure de ruisseau.
Tout s’annonce donc pour le mieux…

Quelques centaines de mètres après le départ, je déchante : la neige est restée accrochée à nos beaux sapins et le le sol est loin d’être blanc. Après moult chaussages et déchaussages sur un chemin parsemé de cailloux à peine visibles et coupé de nombreux ruisseaux, nous arrivons aux cabanes de l’Haya après avoir franchi un gué pernicieux et nous voilà enfin sur nos skis pour conquérir le Taoulet d’Aouet , but annoncé de notre sortie.

La première pente est vaillamment attaquée, mais rapidement la neige devient dure et les couteaux sont donc sortis : jusque là c’était facile, pour la suite, la mise en place des couteaux sur les skis l’est beaucoup moins pour certains.

Sortie de la forêt, la neige dure alterne avec une neige à peine croûtée ou encore poudreuse…Je testerai un petit moment la montée sans couteaux mais rapidement ils sont remis en place pour une traversée sur une neige très dure.

Le Taoulet d’Aouet est encore loin, de belles traces de descente à partir de la crête des Conques datant de la veille, un gros coup de mou pour l’encadrant du jour….qui se demande s’il va arriver au sommet et  qui entend, mais c’est bien le seul car seul un Lourdais dans un état second pouvait l’entendre,  l’appel musical salvateur des Conques pour le sortir de cette situation délicate : j’avais oublié depuis quelque temps l’exigence de cette activité surtout quand on est dans un jour « sans ». Un petit coquin en profite même pour me demander s’il y a un bug dans le GPS du jour…No comment…
Tant bien que mal, si la vitesse n’y est pas, le mental fait le reste et j’arrive quand même au sommet de cette belle crête des Conques avec tout le groupe qui s’est bien étiré dans cette montée. On aura fait seulement 100 mètres de dénivelé de moins que ce qui était prévu, mais surtout des kilomètres en moins.

Un petit casse-croûte au-dessus de magnifiques corniches sous un soleil resplendissant  me permette de reprendre du poil de la bête et d’attaquer plus sereinement la descente. Pour Alain, la perte d’une vis sur l’axe d’une chaussure l’obligera à descendre presque en télémark… Observation du manteau, petite traversée pour trouver les bonnes conditions et les virages s’enchaînent: un peu physiques au départ jusqu’ à 2000 m puis faciles jusqu’à 1500 m laissant de belles signatures dans cette face presque immaculée qui nous font oublier sans peine le Taoulet d’Aouet qui ne nous aurait sans doute pas permis une aussi belle descente au regard de son exposition. Et c’est le retour dans la forêt pour rejoindre les cabanes et le gué pour prendre un bain de pieds – mais Marie a l’habitude de mes sorties humides….

La sortie du jour se terminera par un portage pour le retour jusqu’au Chiroulet et le traditionnel pot de l’amitié au café du bourg.

Le diaporama du jour : https://vimeo.com/257380109

La trace du jour : https://www.visugpx.com/uP3unySnKv

A bientôt pour de nouvelles aventures sans CSG…